06 juin 2007
Him
Il m'aide quand je suis malade ...
Il me couche et m'aide à m'endormir, me couvre avec les couvertures pour ne pas que je prenne froid ...
Il refuse de me laisser rentrer seule après 22h parce que je suis "une fille" (c'est vrai, 500m à pied c'est dangereux, surtout dans mon quartier résidentiel ...)
Il vient avec moi à l'ambassade pour que je fasse ma procuration ...
Il m'accompagne à la philarmonie, pour écouter un concert de musique classique qu'il déteste, et en ressort heureux, le sourire aux lèvres, me disant qu'il a adoré ...
Il me fait la cuisine quand on révise chez lui ...
Il me réveille le matin, quand il doute que mon réveil réussisse à le faire ...
Il m'embarque à 9h30 quand il voit que je déprime et que je veux rester seule à la maison, m'emmène en ville, boire un café, manger un morceau, faire une promenade, boire un verre, flemmarder dans l'herbe et me ramène vers 20h, juste pour me changer les idées ...
Il refuse que je marche sur le macadam, et insiste que ce soit lui, et que moi je marche sur le trottoir, parce que je suis "une fille" et que lui est "un mec"
Il refuse que je l'aide à ouvrir ses paquets de clopes quand il conduit, etc., parce que c'est lui "l'homme" ...
...
Je me sens hyper protégée, j'aime ça, j'en ai besoin, et pourtant, j'arrive encore à me plaindre et à réussir à esquiver certains de ses "ordres" ... J'changerais jamais ...
14 décembre 2007
Coloc' ..
"Ouais la coloc', faut faire gaffe quand même, selon avec qui tu la fais, ça peut être surprise sur prise ! Ca peut ruiner une amitié, ça peut foutre en l'air des relations etc."
C'est sur cette base que Laura et moi avons décidé de cohabiter très prochainement.
Avec comme unique mot d'ordre : "ne pas se marcher sur les pieds."
Autrement dit, vivre ensemble, mais indépendamment.
Et quand tu y réfléchis, la coloc', c'est quand même bien mieux que de s'installer avec son chéri d'amour tout plein.
Tu vois, là, en imaginant et planifiant la coloc', j'me dis pas "Mon Dieu, Laura va me voir pas coiffée" Tu m'diras, elle a l'habitude, puisque j'ai hérité du joli ptit nom "sauvageonne" parce que je parle à personne me coiffe jamais.
J'me dis pas "Elle va me voir mal habillée", parce que les journées flemme, ça nous connaît aussi bien l'une que l'autre.
J'me dis pas "Elle va me voir au lever du lit, avec une sale tête, et certains jours elle me verra sans maquillage", parce qu'elle a déja vécu le supplice eu l'immense chance de me voir un lendemain de fête (au hasard la veille du bac de philo les matchs de foot chez elle)
J'me dis pas non plus qu'elle risque de faire la gueule si j'sors un soir sans elle, ou si j'fais une soirée DVD-filles à la maison, puisqu'elle en fera partie (ou pas, soyons méchantes gniark)
J'me dis pas que ca va gâcher notre amitié, parce qu'on a promis de ne pas s'étriper de louer 2 F1 côte à côte et faire genre c'est une coloc' de respecter les espaces vitaux de chacune, ce qui passe par un espace bien défini, des lieux neutres, et ne pas toujours être l'une sur l'autre.
17 décembre 2007
Conversation
Un soir, ou plutôt une nuit.
On discute, comme souvent. De tout et de rien. Ou plutôt, de la naïveté féminine, qui entraîne les filles à se faire avoir par le premier mec qui passe. Et de sa naïveté à lui, qui du coup, se fait avoir par la première fille qui passe et qui dit des trucs gentils. "Mais c'est la vie :-)" me dit-il ...
Une seule pensée me traverse l'esprit. Comment accepte-t-il cela stoïquement ? Pourquoi il ne se bat pas ?
"Parce que je n'ai plus peur de souffrir."
Voilà, c'est dit.
Cette phrase ne m'a pas forcément marqué dans le moment, mais le lendemain, je n'ai pu arrêter d'y penser.
Et plus j'y pensais, plus j'y réfléchissais. Et plus je me rendais compte qu'en fait, moi, je n'étais toujours pas libérée de cette peur. Que cette peur de la souffrance me bloque encore, m'empêche de me livrer comme je l'aimerais.
Je l'admire, lui. Sans qu'il le sache, sûrement. Juste pour ce qu'il est. Ce qu'il pense.
09 janvier 2008
...
Bree Van de Kamp, c'est moi.
Sauf que je ne sais pas faire le ménage, que je ne repasse pas mon linge, que je ne sais pas faire la cuisine, que je ne me coiffe jamais, que je suis toujours en jean baskets.
Mais oui, je trompe mon homme parfois, et je bois un peu trop de vin parfois aussi. Et je suis rousse, évidemment. Une petite tendance maniaque et perfectionniste parfois.

