14 décembre 2007
Coloc' ..
"Ouais la coloc', faut faire gaffe quand même, selon avec qui tu la fais, ça peut être surprise sur prise ! Ca peut ruiner une amitié, ça peut foutre en l'air des relations etc."
C'est sur cette base que Laura et moi avons décidé de cohabiter très prochainement.
Avec comme unique mot d'ordre : "ne pas se marcher sur les pieds."
Autrement dit, vivre ensemble, mais indépendamment.
Et quand tu y réfléchis, la coloc', c'est quand même bien mieux que de s'installer avec son chéri d'amour tout plein.
Tu vois, là, en imaginant et planifiant la coloc', j'me dis pas "Mon Dieu, Laura va me voir pas coiffée" Tu m'diras, elle a l'habitude, puisque j'ai hérité du joli ptit nom "sauvageonne" parce que je parle à personne me coiffe jamais.
J'me dis pas "Elle va me voir mal habillée", parce que les journées flemme, ça nous connaît aussi bien l'une que l'autre.
J'me dis pas "Elle va me voir au lever du lit, avec une sale tête, et certains jours elle me verra sans maquillage", parce qu'elle a déja vécu le supplice eu l'immense chance de me voir un lendemain de fête (au hasard la veille du bac de philo les matchs de foot chez elle)
J'me dis pas non plus qu'elle risque de faire la gueule si j'sors un soir sans elle, ou si j'fais une soirée DVD-filles à la maison, puisqu'elle en fera partie (ou pas, soyons méchantes gniark)
J'me dis pas que ca va gâcher notre amitié, parce qu'on a promis de ne pas s'étriper de louer 2 F1 côte à côte et faire genre c'est une coloc' de respecter les espaces vitaux de chacune, ce qui passe par un espace bien défini, des lieux neutres, et ne pas toujours être l'une sur l'autre.
17 décembre 2007
Conversation
Un soir, ou plutôt une nuit.
On discute, comme souvent. De tout et de rien. Ou plutôt, de la naïveté féminine, qui entraîne les filles à se faire avoir par le premier mec qui passe. Et de sa naïveté à lui, qui du coup, se fait avoir par la première fille qui passe et qui dit des trucs gentils. "Mais c'est la vie :-)" me dit-il ...
Une seule pensée me traverse l'esprit. Comment accepte-t-il cela stoïquement ? Pourquoi il ne se bat pas ?
"Parce que je n'ai plus peur de souffrir."
Voilà, c'est dit.
Cette phrase ne m'a pas forcément marqué dans le moment, mais le lendemain, je n'ai pu arrêter d'y penser.
Et plus j'y pensais, plus j'y réfléchissais. Et plus je me rendais compte qu'en fait, moi, je n'étais toujours pas libérée de cette peur. Que cette peur de la souffrance me bloque encore, m'empêche de me livrer comme je l'aimerais.
Je l'admire, lui. Sans qu'il le sache, sûrement. Juste pour ce qu'il est. Ce qu'il pense.
